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LA PLUME ET LE ROULEAU

LA PLUME ET LE ROULEAU

200 chroniques éclairent le Présent à la lumière de l'Histoire


1770 : Drame rue ROYALE

Publié par La Plume et le Rouleau sur 25 Mars 2011, 01:00am

Catégories : #Civilisation - vie politique - société

Cher(e)s Ami(e)s et abonné(e)s des chroniques de la Plume et du Rouleau, amateurs et amoureux de Paris,

 

Paris est une ville animée par le souffle de 2000 ans d’histoire, d’invasions, de batailles et de révolutions, constituée de bâtiments construits, démolis, reconstruits, détruits, aménagés et réaménagés, qui se succèdent ou s’empilent dans des quartiers qui ont souvent mystérieusement conservé la structure des champs médiévaux auxquels ils se sont substitués et qui ont gardé le tracé des berges (devenues des quais) autant que celui des routes et des chemins (devenus des boulevards et des rues).

 

C’est d’une de ces aventures dont nous allons parler ici (et, rassurez-vous, il n’y aura plus de phrase de 5 lignes par la suite), laquelle se situe dans zone très (trop) étroite de Paris : un espace compris entre la place Louis XV et la rue Royale.

 

Dans ce drame, Marie-Antoinette et Louis XVI n'ont aucune responsabilité. pourtant, ils en sont malgré eux à l'origine. 

marieantoinette.jpg

De son vrai nom Maria Antonia Josépha Johanna de Habsbourg-Lorraine, Marie-Antoinette « d'Autriche » puis « de France » est née à Vienne le 2 novembre 1755, est le quinzième (!) et avant-dernier enfant de l’empereur germanique François 1er de Lorraine et de l’archiduchesse d’Autriche Marie-Thérèse. Dans ce cadre, Marie-Antoinette est promise au futur souverain de France : le « dauphin » Louis (futur Louis « XVI »). Après avoir officiellement renoncé à ses droits sur les couronnes dépendant de la maison d’Autriche le 17 avril 1770, elle est emmenée vers Paris. Elle a moins de 15 ans.

 

En 1770, Paris est une ville bruyante, sale et tortueuse, populeuse et engorgée, qui s’est développée de façon anarchique autour de quelques grands axes ponctués par des édifices religieux ou des bâtiments administratifs ou militaires. Il n’y a pas eu d’urbanisme ordonné et, à Paris, rares sont les boulevards rectilignes, nombreuses sont les rues dont la largeur n’est pas la même sur toute leur longueur et innombrables sont les ruelles, venelles et passages nauséabonds, isolés, fangeux où se cachent de dangereux coupe-jarrets.

 

Paris reste habitée par quelques grandes familles aristocratiques qui y ont un hôtel particulier mais elle n’est plus, depuis Louis XIV, la capitale du pouvoir royal, désormais transféré à Versailles. Le vieux Louvre n’est plus utilisé, il est en partie démoli. Le seul « palais » qui existe alors est celui des Tuileries, aujourd’hui difficile à imaginer puisque, à son endroit, de nos jours, il n’y a… plus rien !  Nous en reparlerons plus tard.

 

Paris, d’une façon générale, est une ville peuplée de boutiquiers, d’ouvriers, d’artisans et de tout un petit peuple affairé qui commerce et travaille. Paris est une fourmilière industrieuse, laborieuse et où l’on vit de façon bien souvent miséreuse : c’est une ville prompte à la révolte, à l’indignation, au coup de sang populaire et où il règne un fort esprit d’indépendance. Rien d’étonnant à ce que le pouvoir royal s’en méfie…

 

Lorsque, au mois d’avril 1770, Marie-Antoinette, arrive en France, en provenance de Vienne, elle n’a donc aucune raison de loger à Paris : dans l’attente de la cérémonie de son mariage, elle est installée au château de la Muette. Situé dans l’actuel très chic XVIème arrondissement de Paris, à proximité du bois de Boulogne, le château (qui a, depuis, été rasé et a été remplacé au début du XXème siècle par le bâtiment qui abrite actuellement le siège de l’OCDE) est, à l’époque, en pleine campagne : un endroit idéal pour être au calme. 

louis16france.jpg

Le 16 mai 1770, l’adolescente de 15 ans épouse le dauphin Louis (futur Louis XVI) à Versailles, résidence royale officielle. Son époux, lui, n’a pas 16 ans. On l’aura compris : l’union entre ces deux jeunes gens, quasiment encore des enfants, n’est pas un mariage d’amour mais un outil de diplomatie et de politique étrangère. La cérémonie a lieu au château de Versailles. Elle est, hélas, largement gâchée par plusieurs orages.

 

Comme il est important que le bon peuple puisse également participer aux réjouissances royales, on décide de procéder à une grande fête populaire. Les festivités destinées à la populace sont prévues, elles, pour le 30 mai 1770 et, durant les semaines qui les précèdent, les projets fleurissent.

 

On propose un bal champêtre sur le bas des Champs-Elysées (à l’époque dénommée « route de Saint-Germain ») et aussi des courses de chevaux inspirées des courses de chars antiques. Mais le lieu est mal commode, humide, forestier et peu éclairé. On imagine alors des joutes aquatiques (comme en Italie) sur la Seine entre jouteurs montés à la proue de « gondoles, poissons et monstres marins ». Pour donner un caractère festif, on suggère aussi un vaste déploiement de marchands et de forains, bateleurs, jongleurs et danseurs à travers la ville de Paris dont les principales rues et places seraient illuminées.

 

Hélas, tout cela est bien coûteux et les finances de la ville de Paris sont au plus bas.

 

Les échevins (= l’équipe municipale) parisiens décident alors, plus simplement, la tenue d’une grande foire commerciale sur les « boulevards nord », c’est-à-dire les voies de circulation bordées d’arbres qui vont du chantier de l’église de la Madeleine (en construction depuis 1763 - elle ne sera achevée qu’en 1777) jusqu’à la « porte Saint-Denis » (aujourd’hui boulevard Sébastopol). Trois cents lanternes à réverbère y seront accrochées car l’endroit est, d’ordinaire, mal éclairé.

 

Ces « boulevards nord » parisiens sont ce que l’on nomme aujourd’hui les « grands boulevards », rationalisés et bordés d’immeubles homogènes depuis le baron Haussmann et ses travaux des années 1855 - 65 : le très chic boulevard des Capucines avec ses magasins de luxe, le boulevard des Italiens avec ses banques, ses cinémas et ses restaurants, le boulevard Poissonnière, déjà plus populaire, et le boulevard de Bonne nouvelle, avec ses magasins bon marché.

 

Il y a 230 ans, en 1770, ces voies sont de simples chemins de terre non pavés qui marquent la… limite de Paris ! Au-delà, vers le nord, c’est déjà la campagne : des champs à perte de vue, jusque vers les collines de Montmartre, d’où surgissent çà et là quelques rares hôtels particuliers isolés, parfois des monastères, quelques fois des granges… Pourquoi est-ce la limite de Paris ? Parce qu’il y avait là, jusqu’à Louis XIV, une enceinte de fortifications que le Roi-soleil a fait démolir…

 

Essayez de vous imaginer cela en vous y promenant à pied. Personnellement, j’y parviens à peine…

 

Et pour ce qui est du spectacle, l’équipe municipale choisit la place Louis XV (l’actuelle… place de la Concorde). Il s’agit d’un espace (non pavé) de presque huit hectares où vont se rassembler trois à quatre cent mille personnes afin d’y admirer un feu d’artifice, clou de la soirée qui sera tiré par… Ruggieri, évidemment !

 

Oyez braves gens et réjouissez-vous ! Le 30 mai 1770 est décrété jour chômé et, pour bien en marquer l’importance, on tire le canon à six heures du matin. On mobilise naturellement nombre de gens d’armes pour assurer l’ordre : 280 gardes municipaux surveillent la place Louis XV, où l’on a mis des tonneaux en perce et où l’on distribue gratuitement du pain, de la viande et du saucisson à des buffets où se ruent les pauvres, que 40 gardes peinent à contenir. C’est la fête, l’abondance et l’enthousiasme.

 

Le Lieutenant de police (= Ministre de l’Intérieur) Sartine (personnage bien connu des lecteurs des œuvres de l’écrivain Jean-François Parot – cf ci-après) a, par prudence, interdit toute navigation fluviale sur la zone. Il a aussi interdit toute construction d’estrade sur la place, susceptible de s’écrouler sous le poids de l’allégresse. Ce n’est cependant pas lui qui est en charge de la sécurité globale de cet évènement.

 

Les responsabilités de l’organisation ont été confiées au prévôt (responsable élu) des marchands de Paris Armand-Jérôme Bignon et, sur le terrain, au commandant de la garde de Paris (une milice municipale) du nom de Lelaboureur de Blérenval. Médiocrement payés, mal formés et encadrés par des officiers peu aguerris, les hommes de la garde municipale sont d’une qualité douteuse et régulièrement sanctionnés pour vol, escroquerie, paresse, violences ou ivrogneries sur la propre voie publique qu’ils sont censés surveiller ! Des individus de ce calibre ne sont, à l’évidence, pas prêts à gérer un évènement de cette importance. Leur quotidien est surtout composé de tâches de police simples : chasser les mendiants, interpeller les prostituées trop hardies, faire dégager promptement certains axes et conduire les prisonniers au supplice…

 

Parce qu’un court croquis vaut mieux qu’un long discours (dixit Napoléon), je vous ai déniché sur Gallica un plan de la place de la Concorde datant de 1761 (donc 9 ans avant la date qui nous occupe) : rien n’a fondamentalement changé de 1761 à 1770, hormis le fait qu’on a érigé, depuis 1763, une statue de Louis XV au milieu de la place (là où se trouve, de nos jours, l’obélisque de Louxor).

Place Louis XV Plan

Ce plan, je l’ai annoté afin de vous permettre de bien avoir en tête la topographie du lieu et de mieux visualiser le théâtre de la tragédie qui va avoir lieu. Rien que pour vous... 

 

A l’ouest, la place donne sur la « route de Saint-Germain » (aujourd’hui la partie basse de l’avenue des Champs-Elysées) : un chemin forestier non éclairé, dépourvu d’attractions et vers lequel la foule n’a aucune raison de se rendre

Au sud, l’actuel pont de la Concorde n’existe pas (on le construira à partir de 1778 seulement) : c’est de cet endroit, dos à la Seine, que sera tiré le feu d’artifice

Au sud-est, le « quai de la Conférence » (aujourd’hui la « voie Georges Pompidou ») est engorgé par de nombreux fiacres et voitures qui y stationnent après avoir déposé leurs passagers fortunés sur la place

Du côté est, la place est bordée par un large fossé et par une balustrade en pierre : ce fossé sépare la place du jardin des Tuileries (il est comblé de nos jours). Si l’on veut franchir ce fossé, il faut emprunter un pont « tournant » (amovible) qui, en l’espèce, a été fermé : il n’y a donc aucune issue vers le jardin des Tuileries

Au nord-est, la future rue de Rivoli (qui portera un jour le nom de la victoire italienne du général Bonaparte) n’a pas encore été percée : là où se trouve aujourd’hui l’entrée de la station de métro « Concorde », il y a la partie nord du mur en pierre qui sépare la place du jardin des Tuileries

Finalement, pour se rendre sur la place et en partir, il n’y a qu’une seule issue : la rue Royale (elle porte toujours ce nom).

 

Hélas, si cette rue est carrossable et pavée dans sa première partie (200 m environ jusqu’à la rue du faubourg Saint-honoré, laquelle est alors le principal axe de pénétration est-ouest de la capitale), elle est ensuite encombrée par des poutres, des pierres et divers matériaux destinés à la construction de l’église de la Madeleine, située un peu plus loin. Et cette partie du chantier est évidemment peu ou pas éclairée.

A ce stade, une question se pose : avez-vous lu Le fantôme de la rue Royale de Jean-François Parot (2003 et coll. 10/18), thriller historique appartenant à une série que son succès a conduit à être portée à la télévision (Les aventures de Nicolas Le Floch, commissaire au Châtelet) ?

 

Rue Royale Place Concorde1

Que votre réponse soit oui ou non, reportez-vous aux premières pages de cet excellent opus pour avoir une idée romanesque et dramatique des évènements que je vais vous décrire de façon plus académique.

 

A la nuit tombée, en ce 30 mai 1770, le feu d’artifice est lancé. Il est malheureusement de médiocre qualité : le bouquet final s’enflamme trop tôt et part en plein milieu des autres tirs. En sus, il met le feu à l’estrade depuis laquelle il est tiré : un temple de l’Hymen (mariage) en stuc et en toiles peintes qui prend très vite feu. Les pompiers doivent maintenant intervenir et, de fait, le spectacle tourne court, dans une certaine déception.

 

On illumine alors rapidement la place (elle était restée dans le noir) et la foule se dirige maintenant vers la seule issue possible : la rue Royale qui, si on la prend du sud vers le nord, se rétrécit ainsi bigrement en un dangereux goulet d’étranglement. Il s’agit pour les trois à quatre cent mille spectateurs, d’aller maintenant vers l’actuel boulevard de la Madeleine pour y profiter des animations offertes par les étalages de la foire qui y est installée.

 

Or, en face deux voitures-pompes s’avancent en sens inverse, se dirigeant vers la place Louis XV pour y éteindre le feu du temple de l’Hymen. Des carrosses s’y engagent également et la foule est de plus en plus nombreuse et compacte sur un espace qui se rétrécit.

 

L’énorme poussée conduit les premiers spectateurs à trébucher sur les poutres du chantier de la Madeleine. Ils tombent à terre, bientôt piétinés. On tente de reculer mais la pression est énorme, certains spectateurs sont étouffés debout. D’autres escaladent les carrosses, montent sur les chevaux qui, bientôt, s’écroulent. On crie, on hurle dans l’obscurité, on essaie de survivre dans une cohue indescriptible en montant sur n’importe quel point surélevé, tas de pierre, rebord, muret ou en se rencognant dans une éventuelle porte cochère.

 

Sur la place, à l’entrée de la rue Royale, le reste de la foule n’a pas conscience du drame qui se joue deux cents mètres plus loin et accentue sa poussée. Le major de Bar s’avise alors de ce qui se passe. Péniblement, il parvient à faire rappeler des gardes postés sur les boulevards, lesquels arrivent vers la place Louis XV par les deux rues parallèles à la rue Royale : à l’ouest, la rue de la Bonne-Morue (aujourd’hui rue Boissy d’Anglas, c’est plus chic !) et à l’est, la rue de l’Orangerie (actuelle rue Saint-Florentin, du nom de l’hôtel particulier du duc du même nom, aujourd’hui siège du ministère de la Marine). Les gardes parviennent à se rejoindre et à bloquer la foule à l’entrée de la rue Royale. Celle-ci reflue alors et se disperse sur la place.

 

Rue Royale, c’est le chaos, la mêlée dont il faut extirper les corps enchevêtrés, certains morts et d’autres à peine vivants. On administre aux rescapés de l’eau-de-vie, de l’eau de mélisse, du vinaigre et de l’eau fraîche.

Rue Royale Place Concorde2 

Pour transporter les blessés, on doit réquisitionner, de force, des carrosses dont les propriétaires ne sont par ailleurs pas toujours d’accord !

 

On dénombre alors les cadavres : cent-trente deux officiellement. La victime la plus jeune a six ans et la plus âgée en a soixante-quinze. Sans surprise, ce sont des femmes et des plus de cinquante ans, appartenant aux classes peu favorisées, qui ont été majoritairement écrasées. Aucun aristocrate ou personne possédant du personnel n’a été touché : il semble que les laquais et serviteurs musclés aient rempli leur office en protégeant leurs maîtres. On transporte les morts dans le cimetière du village de la Ville-l’Evêque : une bourgade à l’époque à l’extérieur de Paris et dont l’église se trouvait à l’emplacement de l’actuel… square Louis XVI, au 90 boulevard Haussmann (IXème arrondissement en 2011) ! Là encore, on a du mal à s’imaginer, aujourd’hui, que cette artère typiquement parisienne fut un jour un village au milieu des champs… 

 

Le nombre global des blessés, lui, est beaucoup plus flou : les estimations varient de six mille ( ! ) à huit cents. Le chiffrage le plus réaliste devrait tourner autour de mille à mille cinq cents. Il est vrai que les rumeurs les plus folles se mettent à courir la capitale, colportant les chiffres les plus extravagants.

 

Marie-Antoinette et son mari le dauphin se montrent profondément attristés par la tragédie et, dans les jours qui suivent, le futur louis XVI fait don de l’argent de poche qui lui est versé par son grand-père le roi Louis XV (deux mille écus par mois) pour les victimes. Il fait remettre l’argent au lieutenant de police Sartine, homme scrupuleux et dévoué, à l’intégrité irréprochable.

 

Ne pouvant demeurer en reste devant la royale générosité, les princes du sang (= la famille royale), la dauphine Marie-Antoinette, l’archevêque de Paris et divers membres du clergé versent également une contribution aux fins d’aider financièrement les familles endeuillées qui ont perdu un proche. Cette soudaine manne aiguise derechef les appétits d’escrocs qui tentent de déclarer un décès lié à la « presse de la rue Royale » ou de se faire reconnaître comme membre de la famille d’une victime ! Des ordres sont rapidement donnés pour démasquer les resquilleurs et pour que les curés, du haut de leur chaire, soulignent clairement aux fidèles la générosité de leurs majestés.

 

Dans une population crédule et pétrie de superstitions, des interrogations demeurent : faut-il voir dans ce drame un signe immanent d’avertissement ou d’une malédiction divine de l’épouse royale (on s’avise que, le jour de la naissance de Marie-Antoinette, un terrible tremblement de terre a par ailleurs ravagé Lisbonne) ? Ou bien faut-il chercher là le signe d’un complot d’assassins (on évoque la présence de mystérieux hommes masqués) ? La tragédie a-t-elle été délibérément provoquée par de vulgaires bandits (certaines aristocrates s’étant fait voler leurs bijoux dans la cohue…) ? Ou, tout simplement, s’agit-il là de la simple conséquence de la fatale impréparation de l’évènement et de l’incompétence de Bignon, prévôt des marchands et de Lelaboureur, commandant de la garde municipale ?

 

Car d’aucuns pointent rapidement les graves lacunes de la gestion de l’évènement : pont tournant fermé, faible nombre de gardes, par ailleurs mal placés, mauvaise évaluation générale de la foule, des risques potentiels, de l’éclairage… Pour déterminer les causes exactes du drame, le Parlement de Paris (= Tribunal chargé de faire appliquer les décrets royaux au niveau municipal) décide de procéder à des auditions. C’est donc une sorte de commission d’enquête avant l’heure, destinée à dégager les responsabilités.

 

Et au bout d’un mois, le verdict tombe : la catastrophe est due… « à l’impétuosité du peuple » ! Qui n’avait qu’à mieux se tenir, non mais… Bien qu’on reconnaisse que Bignon et Lelaboureur n’ont pas été très bons sur ce coup-là, aucune sanction n’est prise à leur encontre. En représailles, cependant, les compétences de la police municipale sont sévèrement restreintes. Désormais, dans Paris, toute fête ou manifestation sera supervisée par le Lieutenant de police (Ministre de l’Intérieur) royal : le pouvoir central a désormais mis la main sur Paris. Quelque soit le gouvernement futur (royal, impérial ou républicain) il faudra attendre… deux siècles (1977 !) pour que Paris ne soit plus administrée par un préfet mais par un maire élu (ce sera Jacques Chirac).

 

Ce sera la première (mais pas la dernière fois) que Paris portera malheur à Marie-Antoinette

 

Bonne journée à toutes et à tous.

 

La Plume et le Rouleau © 2011 Tous droits réservés.

 

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Bande-annonce de l'épisode "Le fantôme de le rue Royale" des aventures de Nicolas Le Floch (France 2)

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Patrice GUERIN 17/02/2016 14:14

Bonjour,Je trouve cette chronique sur Paris en 1770 excellente et j'aimerais m'en inspirer ou reprendre quelques extraits pour situer l'arrivée d'une famille italienne qui s'installe à Paris à cette période. Il s'agit de la famille Molteni, originaire de Lombardie ; tout d'abord marchands de baromètres, l'un de ses membres ouvre une boutique d'optique en 1882 (rue du Coq Saint Honoré) qui existera durant tout le XIXe siècle et deviendra le premier fabricant de lanternes de projections dans les années 1870/1890.
Bien cordialement.

Sho dan 17/02/2016 21:41

Faites, faites, pas de problème et bonne rédaction !

Guigui 28/09/2014 03:51

Cette scène est décrite dans le second tome de Joseph Balsamo, Les memoires d'un médecin, d'Alexandre Dumas, chapitre 28 : 'Le feu d'artifice'. Le récit y est un peu different. Les spectateurs proches du bouquet final qui s'embrase trop tôt a cause d'une fusée dont la trajectoire est déviante, sont atteints et brulés par les fusées du bouquet. Ce qui cré une panique générale. Bousculade, pietinement, ettoufement, chevaux affolés et voitures folles, des gardes qui se fraient un chemin dans la foule à coups de sabre : un carnage auquel participent 700 000 spectateurs d'après Dumas. Une scène très bien décrite. :)

Les Ecuries des Moulineaux 30/03/2011 21:09


Bonsoir,concernant la santé de Louis XIV dont j'ai super aimé la chronique, son médecin Ch de Tassy n'a pas reçu comme remerciement une propriété à issy les Moulineaux, mais le fief des Moulineaux
à Bailly... Puis-je utiliser certains extraits sur mon site où j'en parle ??? cordialement Hervé Bravo encore pour votre travail...


Hervé 31/03/2011 09:42



Merci de la rectification


Aucun problème pour l'utilisation des extraits


Vous aurrez l'amabilité de me citer et de me donner un lien que je mettrai à mon tour dans mon article


Bien cordialement et à bientôt



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