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LA PLUME ET LE ROULEAU

LA PLUME ET LE ROULEAU

200 chroniques éclairent le Présent à la lumière de l'Histoire


1905 : L'INVENTION DE LA LAÏCITE A LA FRANCAISE (3)

Publié par La Plume et le Rouleau sur 1 Mai 2008, 00:07am

Catégories : #Civilisation - vie politique - société

Cher(e)s Ami(e)s et abonné(e)s des chroniques de la Plume et du Rouleau,

 

Car, en cette fin de XIXème siècle, si l’Eglise entrave à bien des égards (et c’est normal) l’action de laïcisation de l’espace public, elle défend aussi les intérêts de la France dans des domaines qui tiennent à cœur aux républicains. Elle développe ainsi un effort missionnaire pour aller évangéliser les populations d’Afrique et d’Asie qui sont désormais assujetties par la France dans le cadre de son expansion coloniale (où « l’anticléricalisme, dit Gambetta, n’est pas un article d’exportation ! »). Elle célèbre des requiem pour les grands deuils nationaux, elle soutient l’idée de la « revanche » contre l’Allemagne et prie pour le retour des « provinces perdues » (l’Alsace et la Lorraine) à la Mère patrie. Elle s’enthousiasme ouvertement de l’alliance franco-russe de 1893 (où règne, il faut le préciser, un souverain chrétien … de droit divin !). Elle mobilise les catholiques lors du début du procès en béatification de Jeanne d’Arc dans une grande ferveur nationaliste. Bref : l’Eglise est utile à la république et à la France. 
 

Or, par chance, le pape Léon XIII (pape depuis 1878) semble disposé à quelque geste de bonne volonté. Sur son conseil, le cardinal d’Alger Lavigerie porte ce toast inattendu, le 12 novembre 1890, devant des officiers d’une escadre de la marine française qui fait relâche dans ce port : « L'union (…) est notre besoin suprême. (…) Quand la volonté d'un peuple s'est nettement affirmée, que la forme d'un gouvernement n'a rien en soi de contraire, comme le proclamait dernièrement Léon XIII, aux principes qui seuls peuvent faire vivre les nations chrétiennes et civilisées, (…) le moment vient de mettre un terme à nos divisions, de sacrifier tout ce que la conscience et l'honneur permettent, ordonnent à chacun de nous de sacrifier pour le salut de la patrie ».

1892 : LEON XIII, UN PAPE POUR UNE ACCALMIE DE COURTE DURÉE

Ce revirement spectaculaire sonne le départ du ralliement du catholicisme à la république : un ralliement qui sera recommandé explicitement par le pape lui-même deux ans plus tard dans son encyclique « Au milieu des sollicitudes » (16 fevrier 1892).

Vous l’observez : il ne s’agit pas là d’un ralliement aux principes fondateurs de la république (conscience, raison, etc…) mais bien un ralliement d’opportunité politique aux institutions. Léon XIII cherche l’apaisement après des décennies d’affrontement et c’est tout à son honneur même si cela n’est pas sans arrière-pensée. Au moins la tendance officielle est-elle à la pacification. Cette paix sera de courte durée.


1894 : Le capitaine Dreyfus, un israélite,  est condamné au bagne pour espionnage. Quatre ans plus tard, l’« Affaire » éclate (1898) : les preuves accumulées contre le condamné se révèlent fragiles, les irrégularités de procédure apparaissent iniques et les faux témoignages sont évidents. Nous n’y reviendrons pas. Précisons simplement que, indépendamment de la question de la culpabilité réelle de Dreyfus, un débat idéologique oppose les « dreyfusards » et les « antidreyfusards ». Démasquer les véritables traîtres au sein de l’armée française ne va-t-il pas discréditer l’armée ? Ne faut-il pas mieux étouffer l’affaire même s’il faut garder un innocent au bagne ? Le sort d’un individu passe-t-il après ou avant l’intérêt supérieur de la Patrie que constitue le moral des troupes ?

Dans ce débat, les journaux catholiques vont massivement se ranger aux côtés des monarchistes et avec les « antidreyfusards ».  Pour l’historien Dominique Borne (L’Histoire, n° 289), trois facteurs l’expliquent :

1) l’antisémitisme virulent du journal La Croix, à cette époque aux mains de la congrégation des Assomptionnistes, qui dénonce le complot des Juifs déicides soutenus par les puissances sataniques du grand capital
2) le glissement des conservateurs vers le nationalisme, à une époque où la Gauche, avec
Jean Jaurès, penche vers le pacifisme
3) la défense de la cohésion de l’Armée qui constitue, à l’instar de la famille, une nécessité morale qui transcende la simple défense de la république pour se confondre avec la défense de la Patrie toute entière.

Novembre 1899 : Dreyfus est de nouveau condamné en appel mais il est gracié par le président emile Loubet. Dans l’immédiat, l’« Affaire » prend fin (Dreyfus sera réhabilité en 1906). Elle a laissé des traces.

Au passage, du reste, en juillet 1899, les parlementaires ont voté la loi dite des « curés sac au dos ! ». Les séminaristes et prêtres, jusque-là exempts de service militaire, sont désormais contraints de passer sous les drapeaux comme tous les autres citoyens ! Hop ! Dé… Hop ! Dé… Cette loi sera complétée par une loi de 1905.

1900 : La messe « du Saint-Esprit » jusque-là obligatoire pour tous les magistrats à la rentrée judiciaire est supprimée.

1902 : LES CONGRÉGATIONS DANS LA LIGNE DE MIRE…

Au tournant du XXème siècle, on constate que les congrégations, pourtant largement dissoutes en 1880 avec Jules Ferry, se sont reconstituées et, parfois, ont même réoccupé les lieux mêmes dont elles avaient été expulsées. En 1900, la congrégation des Assomptionnistes, qui était propriétaire du journal La Croix, farouchement antidreyfusard, est dissoute. Le journal est racheté par un industriel catholique du Nord qui en fait un journal modéré, ce qu’il est resté depuis lors.


1901 : La loi sur les associations est votée.

Elle profite aux partis politiques et aux clubs de sport et de loisirs qui sont désormais autorisés par le préfet. En pratique, sauf trouble de l’ordre public, toute « assoce » est autorisée, du moment qu’elle se déclare. Mais pour les congrégations (les ordres religieux) et leur 160 000 membres, le régime est plus strict : elles doivent être autorisées par la loi (= le Parlement). Pire, chacun de leurs institutions (écoles, hôpitaux… doivent demander cet agrément individuellement). Evidemment, les ordres religieux, dont certains ont été créés il y a plusieurs siècles, rechignent à faire valider leur existence par un vote de députés laïcs…

Juin 1902 : L’ambiance se durcit drôlement car à la présidence du Conseil, arrive un anticlérical farouche de 67 ans : Emile Combes ! Emile Combes est EN FAIT un ancien élève des séminaires qui a poursuivi, dans sa jeunesse (dans les années 1850) des études de théologie pour se destiner à la vie religieuse. Quoiqu’il ait été tonsuré, la hiérarchie religieuse (le lazariste  Bourdarie) lui refusa, en 1857, l’entrée dans les ordres au motif qu’il « n’était pas appelé »… Avec une telle rebuffade subie dans sa jeunesse, il n’y a rien d’étonnant à ce que Combes soit par la suite devenu franc-maçon en 1869 avant de se sentir ensuite appelé… à persécuter les congrégations avec une brutalité et un zèle d’inquisiteur ! Voyons cela rapidement.

En 1902, Combes décide de regrouper les congrégations (plus de soixante congrégations masculines et autour d’une quarantaine de congrégations féminines) en 3 catégories (fixées arbitrairement) avant de faire examiner par le Parlement leur demande d’ « autorisation » (existence, poursuite de leurs activités) :

- Les congrégations « enseignantes »
Les congrégations « prédicantes » (missionnaires)
Les congrégations « commerçantes » (tels les Chartreux)

Au total, seulement… 5 autorisations sont octroyées (et aucune pour les congrégations « enseignantes ») ! Parmi les catholiques, c’est la colère devant une politique brutale, vexatoire, discriminatoire et génératrice de désordre. Car tout refus implique la dissolution de l’ordre et donc l’expulsion des locaux occupés, la fermeture des écoles...


Une grande manifestation a lieu place de la Concorde à Paris et des militants se retranchent quelque temps dans l’école des Augustines-de-Sainte-Marie. En Bretagne, ce sont les nonnes de Crozon, de Ploudaniel ou de Saint-Méen qui s’enferment dans leurs monastères, protégées par une population qui sort les fourches comme au meilleur temps des guerres de chouannerie, qui jette des seaux d’excréments sur les soldats, lesquels frappent la populace à coups de plat de sabre ! Certains officiers, tel le colonel de Coubertin, démissionnent ou refusent d’exécuter les ordres. Ils seront poursuivis sans faiblesse.

En avril 1903 Isère, les moines de la Grande Chartreuse sont ainsi expulsés dans un déploiement de force qui favorise la théâtralisation de l’évènement et donne lieu à de nombreuses photos et cartes postales ! Des gendarmes à cheval et des dragons donnent l’assaut le 29 avril 1903 avant que les Chartreux ne décident de sortir dignement de leur édifice.

En octobre 1903, plus de 10 000 écoles congréganistes ont déjà été fermées tandis que 2 200 seulement restent en service. C’est temporaire.

1904 - 1905 : LES ANNÉES DE RUPTURE

Avril 1904 : Les crucifix sont retirés
des prétoires. Le même mois, le président de la république Emile Loubet se rend en Italie. Sur un plan diplomatique, la question scolaire a détérioré les relations entre la France et le Vatican. Elles vont s’envenimer. D’abord parce qu’Emile Loubet vient spécifiquement rendre visite au roi d’Italie Victor-Emmanuel III : il reconnaît donc désormais l’unité italienne, laquelle s’est faite au détriment du pape auquel ses possessions ont été retirées de force par les « patriotes » italiens en 1870. Ensuite parce qu’Emile Loubet ne vient même pas rendre visite au nouveau pape (depuis 1903) Pie X tout en passant pourtant en calèche à proximité de ses appartements !

Dans ce contexte, le pape affecte à son tour ostensiblement de rappeler à Rome, pour des raisons disciplinaires qui marque sa suzeraineté sur l’épiscopat français, Monseigneur Geay (évêque de Laval) pour une histoire de correspondance amoureuse avec une nonne et Monseigneur Le Nordez (évêque de Dijon) pour une prétendue complicité avec la Franc-Maçonnerie. Le gouvernement s’indigne : au terme du Concordat de 1801, les évêques ne peuvent quitter le territoire sans accord du gouvernement !

Tout cela n’est évidemment que prétexte : le 29 juillet 1904, la France rompt ses relations diplomatiques avec le Saint-Siège.

Chez les intellectuels catholiques, c’est la colère : « Pas un fils de chien qui n’insulte notre Sainte Mère l’Eglise : les pitres, les professeurs, les journalistes, les politiciens, les romanciers, les philosophes, les calicots, les marchands de vins, les artistes, les poètes » écrit le poète Paul Claudel en 1904. D’autres plus intransigeants, tel l’exalté et mystique Léon Bloy du journal Gil Blas, fustige les catholiques eux-mêmes qui sont punis de « leurs trahisons, de leur lâcheté inqualifiable » pour avoir oublié la pureté des préceptes des Evangiles, notamment en raison des compromissions du clergé avec les riches… « Jésus lui-même, écrit Léon Bloy, et ses douze apôtres serait promptement balayé par le bedeau (le sonneur de cloche qui s’occupe des aspects matériels de l’église NDLR) si cette compagnie s’en venait, guenilleuse et n’ayant pas de monnaie pour payer les chaises. Les bourgeoises qui font graver leurs noms sur leurs prie-Dieu capitonnés ne souffriraient pas le voisinage d’un Sauveur (aussi) lamentablement vêtu ! ».

En juillet 1904, la loi interdit définitivement aux religieux de congrégations d’enseigner ou de diriger un établissement scolaire. Le député Ferdinand Buisson résume le principe : « Ceux qui abdiquent leurs droits personnels et s’inféodent à un pouvoir religieux n’ont pas le droit d’enseigner. Qui n’est pas libre ne peut former des citoyens libres. ». Dans les jours qui suivent le vote de la loi, deux tiers des 2 200 écoles restantes ferment à leur tour. Les établissements d’enseignement catholiques vont donc devoir se reconstituer avec du personnel laïc : ce sera par exemple le cas de l’école Fontanes, à Lille, fondé par un certain Henri De Gaulle, père du futur général.

Le 4 septembre 1904, le président du Conseil Emile Combes prononce un discours à la Chambre des députés : L’Eglise conserve une « incompatibilité radicale de principes » avec la république. Il ne reste donc que « la voie ouverte aux époux mal assortis : le divorce ».

Dans cette attente, l’anticléricalisme outrancier de Combes fait éclater, en automne 1904, le « scandale des fiches » : le général André a constitué un vaste fichier de surveillance des officiers pour consigner leur pratique religieuse et dans ce cas, retarder leur avancement ! C’est évidemment l’indignation devant cette Inquisition à l’envers. Combes doit quitter le pouvoir. Il laisse à son successeur Maurice Rouvier le soin de mettre en place une loi séparant définitivement l’Eglise de l’Etat.

1905 : LOI DE SÉPARATION, LOI DE NEUTRALITÉ


La loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat de 1905 en France intervient donc au terme d’un processus de plusieurs siècles où, après s’être mutuellement appuyé l’un sur l’autre, le pouvoir politique et la religion ont progressivement distendu leurs liens. Ce changement de rapports s’est fait au moment de la Révolution Française de 1789. Désormais largement antagonistes, le politique et le religieux sont passés par des phases de conflit ouvert (« Constitution civile du clergé » de 1793, sécularisation progressive de la société et de l’école à partir de 1881) ou de modus vivendi plus ou moins bancal (Concordat de 1801). 

« L’interprétation de la loi de 1905 comme un texte de liberté, de tolérance, de neutralité est en partie, reconnaissons-le, une reconstruction rétrospective du passé ».  (Nicolas Sarkozy, discours au Latran, 20 décembre 2007)

Disons-le clairement, cette forme de repentance sarkozienne n’a rien à voir avec l’exactitude des faits. La loi de 1905 trouve sa place au terme de trente années d’affrontements intenses entre l’Etat républicain laïc et une forme de catholicisme intransigeant qui s’est révélé, avec le temps, minoritaire dans le pays. Elle est principalement l’œuvre, non pas des anticléricaux les plus intransigeants, tel qu’Emile Combes, mais de modérés soucieux d’apaisement tel qu’Aristide Briand. Elle concerne toutes les religions et pas seulement le culte catholique. C’est une loi de neutralité, qui marque certes la défiance de la république vis-à-vis des excès la religion, mais qui n’est pas une loi de combat contre la spiritualité ni contre les diverses croyances, et encore moins directement à l’encontre cu catholicisme lui-même. Ainsi Aristide Briand dit-il aux députés les plus acharnés, lors de la discussion : « Vous voulez une loi qui soit braquée sur l’Eglise comme un revolver ? Ah ! Vous serez bien avancés quand vous aurez fait cela ! ». Pour l’historien Dominique Borne, Aristide Briand fait surtout preuve de « fermeté et de sens du compromis ».

La loi est votée par 341 voix contre 233 à la Chambre des Députés et par 181 voix contre 102 au Sénat. Elle est promulguée le 11 décembre 1905. Voyons-en quelques articles dans leurs dispositions les plus importantes, qui vous permettent d’en juger : 

Art. 1 : La république assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes. (…)

Art. 2 : La république ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte. (…)

Art. 13 : Les édifices servant à l’exercice public du culte, ainsi que les objets mobiliers les garnissant, seront laissés gratuitement à la disposition des (…) associations (cultuelles)

Art. 28 : Il est interdit (…) d’élever ou d’apposer aucun signe ou emblème religieux sur le monuments publics (…) à l’exception des édifices servant au culte, des terrains de sépulture dans les cimetières, des monuments funéraires ainsi que des musées ou expositions.

La charge financière des 42 000 prêtres doit donc désormais être assurée par les fidèles (à travers « le denier du culte » dont la république, bonne fille, autorise en 2008 la déductibilité des impôts à 60 %...) Les églises construites avant 1905 sont désormais prêtées aux associations dûment autorisées et déclarées, dont l’« Eglise catholique de France » mais restent la propriété de l’Etat (ou les départements) qui les entretient (loi additionnelle de 1908).

L’Etat ne contrôle donc plus la nomination des évêques. Il y a désormais une forme de « privatisation » de l’Eglise qui gagne, dans cette nouvelle configuration, une liberté qu’elle n’avait jamais connue auparavant. De farouches monarchistes tel que Monseigneur de Cabrières, évêque de Montpellier, ne s’y trompent pas, qui accueille la nouvelle loi avec satisfaction. L’écrivain catholique Charles Péguy, dans le journal Notre patrie, salue également « un effort sincère de libération mutuelle ».

La querelle religieuse en France va-t-elle (enfin) s’apaiser ? Non ! Que non !… car l’opposition la plus farouche vient du pape.


1906 : DERNIERS FEUX DUNE RÉBELLION CATHOLIQUE

Le 11 février 1906, Pie X publie une encyclique intitulée « Vehementer nos » (Notre colère) dont le titre suffit à lui-même ! Il y fulmine : « Qu’il faille séparer l’Eglise de l’Etat, c’est une thèse absolument fausse, une très pernicieuse erreur (…) Nous réprouvons et nous condamnons la loi votée en France comme profondément injurieuse vis-à-vis de Dieu, qu’elle renie officiellement, en posant le principe que la République ne reconnaît aucun culte. Nous la réprouvons et la condamnons comme violant le droit naturel, le droit des gens et la fidélité aux traités (au Concordat de 1801, NdA) ». Le 10 août 1906, le pontife, qui s’étrangle de fureur, publie une deuxième encyclique (« Gravissimo ») dans laquelle il condamne toute association cultuelle.

La guerre se rallume donc autour de la question des « inventaires » car, puisque le mobilier des églises est désormais « prêté » à l’Eglise par l’Etat, qui en est propriétaire, il faut bien en faire le décompte… A nouveau, début 1906, c’est la confusion : des paroissiens bloquent les portes de certaines églises, résistent aux commissaires chargés des inventaires, lesquels font alors intervenir la troupe !  Les affrontements ne concernent qu’environ 5 000 églises sur 63 000 mais sont essentiellement concentrés dans l’Ouest et le Sud-est du Massif central et sont parfois violents.

6 mars 1906, au pic des échauffourées, un spectateur est tué accidentellement à Boeschepe (Flandre). Le nouveau ministre de l’Intérieur, un certain Georges Clemenceau, envoie alors, le 20 mars 1906, une circulaire à ses services pour interrompre les inventaires si la force venait à devoir être employée. « Nous pensons que la question de savoir si l’on comptera ou non des chandeliers dans une église ne vaut pas une vie humaine » dit-il.

La séparation de l’église et de l’état est définitivement achevée.
Et la suite ?

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