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LA PLUME ET LE ROULEAU

LA PLUME ET LE ROULEAU

200 chroniques éclairent le Présent à la lumière de l'Histoire


351 : JULIEN, un empereur apostat mais vertueux

Publié par La Plume et le Rouleau sur 2 Août 2000, 11:56am

Catégories : #Personnalités célèbres

Mes Cher(e)s Ami(e)s,

C’est la saint Julien aujourd’hui. Je pourrais évoquer Julien Clerc, sa passion pour les femmes, que parfois ses mots déchirent, parce qu'il n'ose pas leur dire "je vous désire" ou même pire... Je pourrais aussi évoquer son coeur de rocker, sa pub pour la Citroën BX.

Je pourrais évoquer aussi Julien Guiomar, acteur de seconde zone aujourd'hui disparu et qui incarnait le méchant restaurateur Tricatel dans "L'aile ou la Cuisse" avec de Funès et Coluche.

Je n'évoquerai pas le politicien Julien Dray.

Julian Kay était le nom du héros d'"American gigolo", incarné par le beau philosophe (il en est diplômé) Richard Gere.

Mais je vous parlerai finalement de l'empereur romain (351 - 365) "Julien L'Apostat". Comme personne ne sait ce que cela veut dire, je vous signale que l' "apostat" est celui qui renonce (ouh ! le vilain) à la religion chrétienne.

En fait Julien eut quelques circonstances atténuantes...

Il nait durant ce qu'on appelle l'"Antiquité tardive" : période de déclin de l'Empire romain où l'étude du droit et les exercices militaires ont été remplacés par le spectacle des jeux du cirque et les orgies (en gros).

A vraiment, y'a que ça qui vous intéresse, hein ?

Julien n?était pas âgé de six ans lorsque l'empereur Constance, plus barbare encore que Constantin, fit égorger son père et son frère, et sept de ses cousins germains. A peine échappa-t-il à ce carnage avec son frère Gallus. Sa vie fut longtemps menacée; il vit bientôt assassiner, par les ordres du tyran, le frère qui lui restait. L?étude fut la seule consolation de Julien dès sa plus tendre jeunesse.

Il voyait en secret les plus illustres philosophes, qui étaient de l'ancienne religion de Rome. Il est bien probable qu’il ne suivit celle de son oncle Constance que pour éviter l’assassinat.

Il devait être d’autant moins chrétien que son oncle l'avait forcé à être moine, et à faire les fonctions de lecteur dans l’Église.

La saine critique s’étant perfectionnée, tout le monde avoue aujourd'hui que l’empereur Julien était un héros et un sage. On condamne ses erreurs, on convient de ses vertus. Ses contemporains dirent de lui :

"Faux par ses vertus, par ses lois, par la guerre, il méconnut son Dieu, mais il servit la terre".

Affligé de l'anathème que constitue l'apostasie, ne gagna-t-il pas quand même son Paradis, mmmh ?

Bonne journée à tous.

La Plume et le Rouleau (c) 2000

Pour un roman plein de mystères, de secrets et de passions lié(e)s aux origines du Christianisme, lisez La cinquième nouvelle...

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