Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

LA PLUME ET LE ROULEAU

LA PLUME ET LE ROULEAU

200 chroniques éclairent le Présent à la lumière de l'Histoire


1899 : DEROULEDE, un nationaliste visionnaire

Publié par La Plume et le Rouleau sur 12 Août 2003, 13:42pm

Catégories : #Personnalités célèbres

Ecoutez la voix authentique de Paul Déroulède

Cher(e)s Ami(e)s et abonné(e)s des chroniques de la Plume et du Rouleau,


Le 12 août 1899, le dénommé Paul Déroulède est traduit en justice devant la Haute Cour pour complot contre la sûreté de l’Etat… Un personnage dangereux, ce Déroulède : n’a-t-il pas, lors des obsèques du Président de la République Félix Faure, le 23 février précédent, tenté d’entraîner le général Roget et sa troupe, qui accompagnait le convoi funèbre, vers l’Elysée dans le but de faire un coup d’état ? Pour ses activités factieuses et anti-républicaines incessantes, Déroulède va écoper de 10 ans de bannissement.

Ouste !

Pourtant, avez-vous jamais remarqué qu’en France, de nombreux lieux publics portent le nom de Paul Déroulède ? Une rue de Paris (XVème) et de Nice, un boulevard à Strasbourg, une avenue à Nancy et j’en passe… Alors à quel titre ? D’aucuns d’entre vous supposent donc vaguement que le susnommé dut rendre quelque service signalé à la Patrie en tant qu’homme politique ? ou militaire ? ou artiste ? ou intellectuel, écrivain, poète peut-être ?

Oui. Paul Déroulède fut tout cela à la fois et bien plus encore : un personnage singulier, remuant, enthousiaste, attachant, rebelle et dérangeant. Et la République, en souvenir de ses premières amours avec lui, l’a gratifié de cette postérité.

C’est ce que je vous convie à découvrir à travers la chronique d’aujourd’hui qui traitera d’un étonnant paradoxe : le paradoxe Déroulède, celui d’un personnage hors du commun aux oeuvres aujourd’hui largement tombées dans l’oubli pour leur tonalité désormais désuète. Les combats de Déroulède furent-ils légitimes ? Furent-ils couronnés de succès ? Nous allons, une fois de plus, tenter de voir au-delà des apparences…

Mais, pour bien saisir toute la dimension du personnage, il convient de le replacer dans son contexte contemporain.

Paul Déroulède est né en 1846 dans une famille de la haute bourgeoisie parisienne. Délaissant la carrière juridique que les appuis de son père, avocat réputé de l’époque, aurait pu favoriser, il choisit de se lancer, à vingt ans, dans l’écriture et la poésie dans un style encore très académique. Sa famille n’y est pas hostile : un de ses oncles est un dramaturge célèbre (Emile Augier) et son grand-père Pigault-Lebrun avait été le poète de la Convention durant la révolution. Dans la famille, on a la fibre littéraire, patriote et républicaine. 


C’est la guerre de 1870 contre la Prusse de Bismarck qui va bouleverser sa vie et tracer sa conduite ultérieure. Rappelons brièvement ce conflit que nous avons eu l’occasion d’évoquer dans des chroniques précédentes (Napoléon III) mais qui, à l’heure de l’union européenne, se perd d’autant plus dans la mémoire collective qu’il n’y a plus de contemporains pour en parler.

Les années 1860 voient Napoléon III, empereur des Français, intervenir de plus en plus dans les affaires de l’Europe. Pétri de la gloire acquise par son oncle, fort de ses propres succès militaire et diplomatiques (guerre de Crimée victorieuse contre la Russie en 1855, interventions armées victorieuses contre l’Autriche (victoires de Magenta et de Solférino en 1859), rattachement à la France de Nice et de la Savoie (1860), Napoléon III favorise l’émergence d’une Prusse forte, censée incarner la modernité politique et industrielle.

Hélas ! Cette politique va se retourner contre un pays qui a laissé passer l’occasion de moderniser son armement et considère toujours l’élan individuel, à l’ancienne, comme une composante majeure de la victoire. Les Prussiens, eux, ont tiré les leçons des défaites cinglantes que Napoléon 1er leur a infligés à Iéna et Auerstadt (1806). Ils ont délaissé le fusil à chargement par le canon (à balle) et ont développé le fusil à chargement (à cartouche) par la culasse.

Leurs industriels sidérurgiques ont travaillé pour l’armée en inventant des canons permettant de tirer sans recul tandis que les Français ont conservé leurs antiques canons napoléoniens qu’il faut clouer au sol avant de les charger par la gueule.

Sur le plan de la formation, les Prussiens ont développé les écoles de guerre et diffusé les théories du stratège Clausewitz afin d’améliorer le niveau général des officiers. Quant au service militaire, il est universel et dure peu (façon de parler : 3 ans quand même !).

C‘est prussien, quoi.

Au début de 1870, les relations sont tendues entre les deux empires. Deux conceptions de la "frontière naturelle" s’oppose : pour les Prussiens, la "frontière naturelle" est culturelle et les Alsaciens, germanophones, font naturellement partie de la sphère d’influence germanique.

Pour les Français, la "frontière naturelle" est physique et le Rhin la matérialise : en deçà, le génie français, au-delà, la barbarie teutonne.

Je vous passe de trop longs développement quant à la situation politique de l’été 1870 : Napoléon III est inquiet lorsque la Prusse tente de placer un prince Hohenzollern (Autrichien) sur le trône d'Espagne. A l’issue de manœuvres confuses de provocation entre Guillaume II et l’ambassadeur français, la France déclare la guerre à la Prusse (15 juillet 1870). En fait, de part et d’autre du Rhin, l’on n’attend qu’une occasion pour en découdre.

Les Français sont confiants : le général Leboeuf dira qu’ "il ne manque pas un bouton de guêtre". Mais ce n’est pas avec les guêtres qu’on fait la guerre… 

- L’armée française reste mal organisée

- le service militaire est de 5 ans mais l’on peut s’y soustraire en payant

- pour suppléer au manque d’effectifs, il existe des gardes mobiles, sorte de milices armées formées de réservistes incorporables mais sans entraînement réel.

- L’armée est également sous équipée (nous l’avons vu) et commandée par un état-major âgé, peu aguerri (Napoléon III n’a pas souhaité développer un corps d’officiers qui eussent été susceptibles de menacer son pouvoir). Cet état-major est, de plus, largement divisé politiquement et est dominé par les royalistes par rapport aux républicains ou aux fidèles de l’empereur. Tout cela est très confus, reconnaissons-le.

- Enfin, l’armée française ne dispose d’aucun plan précis. Elle est morcelée en 8 corps d’armée totalisant 224 000 hommes le long de la frontière, elle manque même de cartes de la région (!) et avance donc de façon désordonnée et chaotique. Tout le contraire des Allemands dont la rigueur proverbiale va leur faire appliquer le plan conçu, par le général von Moltke : concentration de 380 000 hommes, soutien logistique efficace, parfaite connaissance du dispositif ennemi, utilisation du chemin de fer pour accélérer le déplacement des troupes avec comme objectif de fondre sur Paris le plus vite possible pour prendre rapidement la ville.

Cela ne va pourtant pas se passer facilement et les Prussiens vont devoir livrer de nombreuses et sanglantes batailles à Weissenburg (4 août 1870), à Fröeschwiller (6 août 1870) et à Mars-la-tour (16 août 1870) où des monuments commémoratifs existent encore. Malgré une résistance individuelle française acharnée à certains endroits (c’est « La débâcle » de Zola), les erreurs ou les lâchetés s’accumulent : l’empereur Napoléon III est défait à Sedan le 2 septembre 1870, le maréchal Bazaine capitule sans combat à Metz et avec des troupes intactes le 27 octobre. Les Français, alors, reculent progressivement.


Car comprenons-le bien : Napoléon III a certes capitulé et est désormais déchu mais rien n’est terminé ! La guerre continue sous l’égide de la République proclamée par Gambetta le 4 septembre 1870 à l’Hôtel de Ville de Paris…  Tandis que les Prussiens progressent vers Paris, la résistance des divers éléments de l’armée française s’organise.

L'armée du Nord du général Faidherbe tente de dégager Paris, désormais assiégée, mais échoue à Villers-Bretonneux (27 novembre 1870). L'armée de l'Est (130 000 hommes) commandée par le général Bourbaki et l’italien Garibaldi, rallié à la cause française, s'efforce de lever le siège de Paris mais est repoussée. Belfort, assiégée, ne se rendra jamais et tiendra bon sous les ordres de Denfert-Rochereau. L’armée de l’Est obtiendra une victoire à Villersexel en janvier 1871 mais sera contrainte de fuir de Besançon vers la Suisse au cours d’une retraite épouvantable (froid de – 20 °C) émaillée de nombreux actes d’héroïsme individuel. 80 000 hommes, épuisés, réchapperont finalement du désastre.

A partir du 5 janvier 1871, Paris est alors bombardée. Les troupes, les gardes mobiles et la population réclament une sortie pour tenter de briser l’encerclement teuton et faire la jonction avec les armées de libération. Malgré la pression, le commandant militaire, le Général Trochu, va préférer… signer un armistice (26 janvier 1871) !

C’est fini. Quelques semaines plus tard, l’Alsace et la Lorraine deviendront germaniques pour 47 ans.

Et Déroulède, dans tout cela ?
 

Déroulède est lieutentant de "Turcos" (tirailleurs algériens) au sein de l’armée de l’Est du général Bourbaki. Il se couvre de gloire en étant blessé, capturé puis en s’évadant. Il sera décoré de la Légion d’Honneur. Héros de la guerre à titre personnel mais humilié comme tous les Français par la défaite finale, fulminant contre l’ennemi germanique, sa vocation est née : il décide de devenir le poète de la revanche, le chantre du relèvement de la patrie. Sa poésie va alors devenir une poésie militaire, faite d’actes héroïques, de charges grandioses, de sacrifices, de courage, de mort, de sang, de larmes, d’espoir, de haine aussi contre l’ennemi prussien. Déroulède entend rester dans l’armée pour chercher à en devenir le poète officiel.

Mais cet état d’agitation n’est naturellement pas du goût de la Grande Muette qui, on le sait, n’aime ni les rebelles, ni les exaltés, ni les stars. En 1874, à l’issue d’un accident de cheval dont il prend prétexte, Déroulède prend la décision d’en démissionner. C’est donc un échec personnel pour ses ambitions militaro-poétiques, un échec qui va infléchir sa personnalité déjà intransigeante.

En 1872, il écrit le poème intitulé « Le Clairon ».  Je vous en livre un extrait. Son lyrisme peut paraître désuet à l’heure où l’Europe se fait dans la paix et où la guerre ne nous atteint que par liaison satellites depuis d’exotiques mais improbables contrées. Comprenez qu’il illustre en réalité le traumatisme de l’invasion, de la défaite et, disons-le, du rapt de leurs compatriotes, des Français de l’époque.

Ce poème sera
mis en musique, chanté par des générations entières d’écoliers et les parents de votre serviteur, par exemple, le connaissent encore. Il raconte l’histoire magnifique d’un clairon (le soldat charger de jouer de cet instrument pour indiquer la manœuvre à exécuter) d’un régiment de zouaves auquel un infâme prussien expédie une balle dans la peau…

« L'air est pur, la route est large / Le clairon sonne la charge / Les zouaves vont chantant
Et là-haut sur la colline / Dans la forêt qui domine /
Le Prussien les attend
[remplacé aujourd'hui par "on les guette, on les attend" - réconciliation franco-allemande oblige...]
(…) A la première décharge / Le clairon sonnant la charge /
Tombe frappé sans recours
Mais par un effort suprême / Menant le combat quand même / Le clairon sonne toujours
(…) Puis dans la forêt pressée / Voyant la charge lancée / Et les zouaves bondir
Alors le clairon s'arrête / Sa dernière tâche faite / Il achève de mourir »


Pendant une quinzaine d’années, Déroulède va connaître la gloire nationale. Ses recueils de poèmes sont réédités des dizaines de fois. La jeune république porte aux nues cet ardent patriote infatigable, vertueux et martial et on apprend les vers de Déroulède à l’école. L’homme est la vedette de tous les cercles intellectuels, artistiques, littéraires et poétiques. Il fréquente principalement les Républicains quoique les royalistes légitimistes l’accueillent aussi. Il fonde un journal consacré au thème inlassable de la revanche et du redressement de la patrie, « Le Drapeau », et une association apolitique ouverte à tous : La Ligue des Patriotes. Objectif inchangé : reconquérir les provinces perdues !

Au milieu des années 1880, pourtant, sonne le moment de l’engagement politique pour Déroulède qui commence à fulminer contre une République qu’il juge instable et corrompue et dont la mollesse ne peut que retarder l’heure de la revanche. Pour lui, la faiblesse institutionnelle (une république parlementaire où l’exécutif n’a aucun rôle) nuit au redressement du pays. Paralysé par des institutions qui ne profitent qu’à une clique de politiciens affairistes qui se refilent les ministères au fil des renversements de gouvernements, la France est toujours en passe de se voir privée de chef au moment du danger extérieur. Le danger allemand évidemment.

Poursuivant inlassablement son agitation, Déroulède va alors s’engager ardemment aux côtés du
général Boulanger. En 1889, il est élu député boulangiste en Charente : il entend participer au renversement de la république des copains et des coquins au profit d’une république rendant davantage de pouvoir au peuple en utilisant notamment… l’élection présidentielle directe (pour 4 ou 5 ans) et le suffrage populaire direct.

Déroulède n’a pas le patriotisme raciste ou xénophobe : il n’hésite pas à inviter des représentants des populations des colonies à la fête annuelle de Jeanne d’Arc. Certains, d’ailleurs, ont combattu contre les Prussiens en 1870 (la France a toujours su trouver outre-mer un solide réservoir de chair à canon).

La cause ouvrière fait également partie des préoccupations de Déroulède : il accuse les politiciens actuels, qui se réclament de la Révolution, d’avoir méconnu les principes de celle-ci et favorisé l’instauration d’une république bourgeoise méprisant les intérêts de la plus grande majorité, modeste, de la population (nous dirions aujourd’hui la France d’en-bas !).

Déroulède attaque sans relâche les parlementaires corrompus et, le 22 décembre 1892, se bat même en duel au pistolet avec Clemenceau : un échange de 6 balles, sans blessé.

Un instant, en 1893, il se retire, las, de la vie politique. Mais l’Affaire Dreyfus le ramène dans l’arène politique. Déroulède n’est pas à proprement parler antisémite. Pour lui, la question n’est pas que Dreyfus soit coupable ou pas. Il n’a pas d’opinion sur sa culpabilité et n’assimile pas la judaïté à la traîtrise même s’il s’en méfie. La vraie question, pour Déroulède, est ailleurs : en reconnaissant que l’armée s’est trompée, on l’affaiblit moralement et on mine la confiance que le peuple doit avoir en elle. Et, évidemment, à qui cela profite-t-il ? Aux Prussiens qui, non contents de placer des espions au sein de l’état-major français, suscitent les divisions de nos compatriotes et retardent d’autant plus la perspective de la reconquête de l’Alsace et de la Lorraine !


La conviction de Déroulède est maintenant faite : ce n’est pas par la voie légale que l’on changera de gouvernement. La mort subite et scandaleuse du président de la République Félix Faure en février 1899 le décide à passer à l’action. Il jouit d’une immense popularité, sait le régime parlementaire affaibli et impuissant, a des relais de presse et des troupes prêtes à faire le coup de poing… Il s’imagine que son éloquence et son audace vont enflammer les foules.

Le 23 février 1899, jour des funérailles nationales, Déroulède se place à l’endroit où le cortège militaire, après la parade, doit se disloquer pour regagner son cantonnement. Il saisit alors la bride du cheval du général d’infanterie Roget et l’exhorte à le suivre pour marcher sur l’Elysée et exécuter un coup d’état. Mais Roget refuse et embarque l’énergumène avec lui à la caserne de Reuilly (Vincennes). Là-bas, Déroulède tente une dernière fois d’appeler les troupes à la rébellion, il est  finalement arrêté. Son putsch a échoué lamentablement, il va être jugé en cour d’assises.

Mais, surprise, le jury populaire d’assises… l’acquitte le 31 mai 1899 ! Pour Déroulède c’est le triomphe. Il sera de courte durée. Le président du Conseil Waldeck-Rousseau a décidé d’en finir avec les factieux et les putschistes. Energique, il n’entend pas que la jeune république (elle n’est instaurée que depuis 1875, soit 24 ans seulement) soit renversée par des éléments populistes incontrôlables et probablement manipulés par les monarchistes ou les bonapartistes.

Au terme d’une procédure illégale (on ne peut être jugé deux fois pour le même fait) et expéditive, Waldeck-Rousseau constitue le Sénat en Haute Cour et fait déférer devant celle-ci Déroulède et divers autres agitateurs pour complot. Verdict : 10 ans de bannissement que Déroulède effectuera pour 6 ans seulement, à San Sebastian en Espagne.

Déroulède mourra en janvier 1914, à la veille du déclenchement de la grande guerre patriotique de reconquête qu’il avait tant appelée de ses voeux. « Lorsque nous aurons fait la guerre triomphante, écrivait-il, puisse mon nom être englouti dans ce torrent de gloire et mon livre inconnu se perdre dans l’oubli ».

Déroulède est quasiment oublié aujourd’hui mais que reste-t-il de ses combats ?

Certes, la guerre que Déroulède souhaitait, une guerre glorieuse faite d’héroïsme individuel et de courage, de charges victorieuses et d’exploits guerriers n’aura jamais lieu : la guerre de 1914-18 sera au contraire celle de l’anonymat, de la souffrance personnelle engloutie dans l’horreur collective des tranchées et des bombardements aveugles. Louis-Ferdinand Céline, dans son livre « Voyage au bout de la nuit », ne sera pas tendre avec Déroulède dont il stigmatisera les phrases brillantes mais creuses, bien éloignées de la réalité prosaïque et terrible du champ de bataille.

Pourtant, sans que l’on s’en aperçoive, l’esprit de Déroulède est bien présent aujourd’hui. Interrogez-vous un instant…

Voudriez-vous que l’Alsace et la Lorraine soient allemandes ?

Qui voudrait d’un retour aux institutions de la IIIème république, à un président de la République sans pouvoir et élu par les chambres ?

Qui tiendrait pour quantité négligeable la possibilité de referendum populaire et se satisferait d’une durée de vie moyenne des gouvernements de 6 mois ?

Probablement personne et, même si elle est décriée dans ses imperfections, la Vème République gaullienne est à l’évidence la lointaine descendante des idées un peu folles, un peu excessives, un peu brutales mais au final pleines de bon sens de Déroulède. Sur le long terme, Paul Déroulède a gagné son combat. Et la République lui en est redevable, elle le sait.

Je suis sûr que vous ne pensiez pas en découvrir autant sur ce personnage étonnant… Par son patriotisme, son intransigeance, ses talents d’orateur, ses appels au peuple et, d’une façon générale, ses idées politiques et constitutionnelles, certains historiens audacieux ont vu dans De Gaulle un Déroulède qui aurait réussi (notamment le « coup d’état » du 13 mai 1958...). La comparaison me semble hardie et un peu caricaturale. Le Général, pour sa part, ne fit jamais dans la poésie, même si certains critiquèrent ses rengaines…

Bonne journée à toutes et à tous

La Plume et le Rouleau © 2003

Et pour davantage de mystères et de secrets, lisez La cinquième nouvelle...

Commenter cet article

Archives

Articles récents